Réponse courte

Oui, l’IA peut accélérer la création de présentations événementielles, mais elle ne doit pas décider seule du message. Le rachat de NextSlide par OpenAI, rapporté par TechCrunch, montre que les assistants comme ChatGPT vont probablement mieux structurer des supports complets, pas seulement rédiger du texte.

Pour un organisateur, le bon usage est simple : transformer un brief, un programme, un dossier sponsor ou un bilan post-event en trame claire, puis faire valider le fond par l’équipe éditoriale, commerciale ou production. L’IA aide à ordonner. Elle ne remplace ni les preuves, ni la connaissance du terrain.

Utiliser l’IA pour clarifier le récit, pas remplir des slides

TechCrunch indique qu’OpenAI a acquis NextSlide, une startup spécialisée dans les présentations, et que son équipe travaille désormais sur ChatGPT. Le détail produit n’est pas encore public, mais le signal est utile pour l’événementiel : les outils IA vont entrer dans les supports de décision.

Or les présentations sont partout dans un événement : dossier de sponsoring, pitch de programmation, support speaker, réunion client, note de production, bilan post-event, deck commercial. Le problème n’est pas de produire plus de slides. C’est de produire des supports plus courts, plus hiérarchisés et plus actionnables.

Avant de demander un deck à une IA, il faut donc lui donner une mission précise : clarifier, réduire, ordonner, reformuler. Pour un dossier partenaire, par exemple, l’IA peut proposer trois récits à partir des mêmes informations : notoriété, recrutement ou expérience VIP. L’équipe choisit ensuite l’angle le plus juste et supprime ce qui sonne trop générique.

Un bon prompt de départ :

“Transforme ce brief en plan de présentation de 10 slides maximum. Pour chaque slide, indique le message principal, la preuve nécessaire et la décision attendue. Ne crée aucun chiffre absent du brief.”

Cette dernière phrase est essentielle. Une présentation événementielle ne doit pas inventer une audience, une promesse sponsor, une faisabilité technique ou une contrainte de lieu.

La méthode : brief, angle, preuve, action

Pour éviter le deck interchangeable, quatre blocs suffisent.

Le brief. Qui parle, à qui, et pour obtenir quoi ? Exemple : “Nous présentons une proposition de partenariat à une marque tech pour un festival à Biarritz. Objectif : montrer la qualité du public, les formats d’activation possibles et les preuves de production.” Sans ce cadrage, l’IA produira un support propre mais flou.

L’angle. Un deck ne doit pas tout dire. Il doit défendre une idée. Pour un sponsor, l’angle peut être : “ne pas afficher seulement un logo, mais créer une rencontre utile avec une communauté tech et créative”. Pour une conférence IA : “montrer les usages réels plutôt que commenter les annonces de modèles”. L’IA peut proposer des options, mais l’équipe doit choisir.

Les preuves. C’est la zone où l’humain reste décisif : photos, retours participants, partenaires confirmés, intervenants, contraintes du lieu, plan de production, formats éditoriaux, exemples d’activations. L’IA peut organiser ces preuves, pas les fabriquer.

L’action attendue. Chaque présentation doit conduire à une décision : valider un budget, choisir un format, confirmer une prise de parole, signer un partenariat, arbitrer une implantation.

L’IA fait gagner du temps pour condenser un document long, adapter un support à une cible, reformuler des titres ou préparer une version courte pour un rendez-vous de 15 minutes. Elle doit rester encadrée pour la faisabilité terrain, la conformité juridique, la sensibilité locale et les promesses commerciales.

C’est aussi le bon réflexe pour des formats comme SHAKA Festival à Biarritz : partir d’une expérience réelle, puis la traduire en récit clair pour les publics, partenaires et communautés tech. L’IA peut accélérer ce travail, à condition que le terrain reste la source.

FAQ

L’IA peut-elle créer directement un deck sponsor ?

Oui, si le brief est fiable. Elle peut structurer le récit, proposer les titres et organiser les arguments. Les chiffres, contreparties et promesses doivent être validés par l’équipe.

Quel est le risque principal ?

Produire un support très propre mais interchangeable. Un bon deck événementiel doit refléter le lieu, le public, la programmation et les contraintes réelles.

Sources